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Le Nouvelles Options fait relâche pour la saison estivale. Bon été! |
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1re partie : Comprendre la transaction, le risque et le potentiel 2e partie : Établir un condor – beaucoup de mal ou en vaut la peine? 1re partie : Comprendre la transaction, le risque et le potentiel Il a été question récemment, dans des sites Web ou des blogues sur les options, d’une stratégie d’option exotique : le condor. La plupart des commentaires étaient négatifs, citant des exemples où des comptes d’options gérés ont perdu de 50 % à 60 % de leur valeur à cause de cette stratégie. Je trouve intéressant que de telles pertes sont subies quand 1) tout compte fait, le condor est considéré comme un spread neutre à faible risque et 2) il est conçu pour exploiter les rumeurs qui contribuent au rendement à court terme dans les marchés boursiers. Peut-être qu’on a répondu à notre propre question. À bien des égards, le condor comporte les mêmes limitations que les fonds de couverture d’actions. Et comme pour la plupart des fonds de couverture, le risque ne provient pas de la stratégie, mais du levier utilisé pour profiter de la stratégie. On peut dire, en élargissant la définition, que le condor intervient sur la volatilité avec un risque limité et une corrélation faible ou négative par rapport aux classes traditionnelles d’actifs. Le condor peut réduire le risque d’un portefeuille diversifié et améliorer son rendement. Tant et aussi longtemps que l’investisseur peut contrôler l’effet de levier de la stratégie. Ayant cette idée en tête, nous examinerons le condor dans deux articles. Cet article définira la stratégie et détaillera les risques et le potentiel. La deuxième partie proposera une analyse statistique pour faciliter l’emploi fructueux de la stratégie. Une combinaison d’écarts créditeurs Dans les faits, un condor est la combinaison de deux écarts créditeurs hors jeu; un haussier et l’autre baissier. Un écart créditeur correspond à l’achat et à la vente simultanée d’options d’achat ou de vente avec des prix de levée différents. Un écart créditeur se produit lorsque l’option qui est vendue a une plus grande valeur que celle qui est achetée. Le risque d’un écart bien construit est limité et donc, profite d’un traitement préférentiel des marges. La limitation du risque ne peut être obtenue que si l’option achetée expire au même moment ou après l’option vendue. Les écarts créditeurs peuvent être établis avec des options d’achat ou des options de vente et peuvent être haussiers ou baissiers. Supposons que XYZ se négocie à 50 $ l’action et que les prix suivants sont offerts pour les options XYZ à deux mois (voir tableau 1). Tableau 1 : XYZ à 50 $ l'action
Un écart crédtieur haussier s’établit avec des options de vente. Dans ce cas, un investisseur peut vendre des options de vente XYZ 47,50 à 1,95 $ et acheter simultanément des options de vente XYZ 45 à 1,10 $. Cet écart sur options de vente procure un crédit net de 0,85 $, la différence entre la prime reçue de la vente de l’option de vente XYZ 47,50 et la prime payée pour l’achat de l’option de vente XYZ 45. Cet écart est haussier parce qu’on obtient le rendement maximal si XYZ demeure stable, baisse un peu ou augmente. Pour tout prix supérieur à 47,50 $ l’action (le prix de levée de l’option de vente vendue), les deux options de vente expirent sans valeur et l’investisseur empoche la prime nette reçue. Un écart créditeur baissier s’établit avec des options d’achat. Par exemple, acheter des options d’achat XYZ 55 à 1,55 $ et vendre des options d’achat XYZ 52,50 à 2,35 $. Le crédit pour cette position est 0,80 $, la différence entre la prime reçue de la vente de l’option d’achat XYZ 52,50 et la prime payée pour l’achat de l’option d’achat XYZ 55. L’écart est baissier parce qu’on obtient le rendement maximal si XYZ demeure stable, baisse ou même augmente un peu. Tant et aussi longtemps que XYZ est inférieur au prix de levée de l’option d’achat vendue (soit 52,50 $ l’action) à l’échéance, les deux options d’achat expirent sans valeur et l’investisseur empoche la prime nette reçue. La mise en place d’un condor Dans l’exemple XYZ, on a établi des écarts créditeurs hors jeu. Un écart haussier sur options de vente et un écart baissier sur options d’achat. Si on combine simplement les écarts créditeurs XYZ hors jeu, on crée un condor de fer. Les négociateurs appellent cela un condor de fer parce que le risque de hausse et de baisse est limité. Le résultat est décrit au tableau 2. Tableau 2 : Le condor de fer
Le crédit net de 1,65 $ l’action représente la prime totale reçue des deux écarts créditeurs. Le condor de fer XYZ sera rentable si XYZ clôture entre les prix de levée des deux options vendues à l’échéance. Pour tout prix entre 47,50 $ et 52,50 $ l’action, les quatre options expireront sans valeur et l’investisseur empoche la prime nette reçue. Le risque maximal est atteint si XYZ dépasse les deux « ailes » du condor qui, dans ce cas, sont les prix de levée des options achetées. Si, à l’échéance, XYZ clôture au-dessus de 55 $ l’action ou sous 45 $ l’action, un écart génère la perte maximale et l’autre expire sans valeur donc livre son profit maximal. Par exemple, supposons qu’à l’échéance, XYZ clôture à 60 $. Les deux options de vente expirent sans valeur et l’investisseur empoche cette prime. Toutefois, il devra racheter les options d’achat XYZ 52,50 à 7,50 $ l’action, pour une perte nette sur cette option de 5,15 $ l’action. Heureusement, il vendra aussi ses options d’achat XYZ 55 à 5,00 $ l’action – ce qui compense un peu la perte sur les options d’achat XYZ 52,50. Le tableau 3 montre la perte nette de la position si XYZ clôture à 60 $ l’action. Tableau 3 : Résultats si XYZ clôture à 60 $ à l'échéance
Remarquez qu’à tout prix au-dessus de 55 $ l’action, les pertes se produiront sur les options d’achat XYZ 52,50 vendues, mais seront compensée intégralement par les profits sur les options d’achat 55. Comme telle, la perte maximale à l’échéance, peu importe ce qui arrive à XYZ, sera de 0,85 $ l’action. C’est l’avantage du condor et la raison pour laquelle il a gagné tant d’attention dernièrement. La perte est limitée par les « ailes » extérieures (c.-à-d. les prix de levée des options achetées) de la stratégie et le profit maximal est atteint si le titre demeure dans une fourchette de négociation assez étroite. 2e partie : Établir un condor – beaucoup de mal ou en vaut la peine? Dans la chronique précédente, nous avons discuté d’un écart exotique très populaire… le condor de fer. Le moment exact ne revêt pas une importance essentielle pour la stratégie condor parce que c’est une transaction pour intervenir sur une volatilité stable. La stratégie fonctionne tant et aussi longtemps que le titre sous-jacent demeure dans une fourchette de négociation jusqu’à l’échéance du condor. Ce n’est pas une attente déraisonnable, si on considère que les actions se négocient généralement dans un intervalle d’un écart type par rapport à une moyenne. Quand des percées arrivent, elles sont généralement le résultat d’un événement inattendu comme la publication de résultats dépassant les prévisions ou un changement imprévu dans les taux d’intérêt. Les condors génèrent des gains quand le sous-jacent demeure à l’intérieur des limites de leur fourchette de négociation. La stratégie est plus susceptible d’avoir du succès quand il manque de nouvelles pour faire réagir les marchés à la hausse ou à la baisse. Certains analystes croient que c’est exactement ce qui se passera au cours de l’été. Comme discuté dans la première partie de cette série, l’opération condor de fer est une combinaison position vendeur d’écarts baissiers sur options d’achat hors jeu et d’écarts haussiers sur options de vente hors jeu. Il s’agit de quatre contrats d’options distincts et de quatre transactions distinctes (note : certaines firmes de courtage négocieront des écarts sur un seul billet d’ordre) dans la cadre d’une seule opération. Il est donc important de toujours évaluer cette stratégie après déduction des frais de transaction. Créer un condor de fer La prochaine étape est d’examiner comment on peut mettre en place la stratégie pour qu’elle obtienne les meilleures chances de réussite. On choisira visiblement des options qui ont les plus fortes probabilités statistiques de venir à échéance sans valeur. Pour y arriver, on se sert de la volatilité pour choisir des prix de levée qui sont à 1,0, à 1,5 ou à 2,0 écarts types hors jeu. Si on utilise la volatilité pour déterminer une fourchette de négociation implicite, on peut ensuite travailler avec des prix de levée qui sont à l’extérieur de cette fourchette. On achète des options – connues comme les « ailes » du condor de fer – avec un prix de levée supérieur et un prix de levée inférieur aux options vendues. Prenons un exemple concret à partir des options Nortel Networks (symbole NT, prix récent 27,95 $). Les options NT ont une volatilité implicite de 34 %. Pour déterminer une fourchette de négociation implicite pour la période en question, on doit d’abord reconnaître que l’hypothèse de volatilité implicite de 34 % est un chiffre annualisé. Fondamentalement, le marché des options laisse entendre qu’au cours de la prochaine année, la fourchette de négociation NT d’un écart type serait de 37,45 $ (borne supérieure) jusqu’à 18,45 $ (borne inférieure). Pour obtenir cette fourchette, on multiplie simplement le prix actuel du titre (27,95 $) par 34 % – ce qui équivaut à 9,50 $. Ensuite, on additionne 9,50 $ au prix actuel (27,95 $) pour obtenir la borne supérieure et on soustrait 9,50 $ pour la borne inférieure. Évidemment, on utilise une version très simpliste de la volatilité pour obtenir ces chiffres. Ceux que les mathématiques ne rebutent pas peuvent se servir d’un chiffrier pour encapsuler les données plus adéquatement, peut-être utiliser des logarithmes. L’évaluation de la fourchette de négociation implicite sera plus précise, mais pour les besoins éducatifs de cette chronique, un examen rudimentaire convient tout à fait. Maintenant que les excuses sont faites auprès des fervents de mathématiques, on doit approfondir ce calcul de volatilité afin d’établir la distance statistique pour la période en question. Rappelez-vous que la volatilité est annualisée, alors la fourchette de négociation sous-entendue par la volatilité est une fourchette de négociation annualisée. Pas très utile quand on traite avec un contrat d’options à quatre mois. Pour comparer des pommes avec des pommes, on doit examiner la fourchette de négociation statistique au cours des seize prochaines semaines, soit l’échéance des options en septembre. Ce qui implique de convertir la volatilité annualisée en volatilité à seize semaines. Pour obtenir cette valeur, il faut multiplier la volatilité annuelle (34 %) par la racine carrée du temps. Dans ce cas-ci, on a 16 semaines jusqu’à l’échéance divisées par 52 semaines par année. Quand on multiplie la volatilité implicite annuelle par la racine carrée du temps (16/52), on obtient une volatilité implicite de 18,9 % au cours des quatre prochains mois. Cela sous-entend une fourchette de négociation encadrée par 5,25 $ à la hausse et à la baisse. La soi-disant fourchette de négociation implicite entre aujourd’hui et l’échéance de septembre est de 33,20 $ (borne supérieure) et 22,70 $ (borne inférieure). D’un point de vue statistique, on peut établir un condor de fer en vendant des options d’achat Nortel septembre 32 à 80 cents et des options de vente Nortel septembre 25 à 90 cents. Ce qui rapporte une prime de 1,70 $ pour la vente des deux options. Pour créer les ailes de condor de fer, on achète des options d’achat septembre 35 à 30 cents et des options de vente septembre 23 à 40 cents. La prime nette reçue, qui est simplement la différence entre la prime reçue de la vente des options d’achat et de vente et la prime payée pour les ailes du condor, est 1,00 $. La fourchette des gains pour cette position est 24 $ (prix de levée de l’option de vente 25 moins le crédit net de 1,00 $) à la baisse et 33 $ (prix de levée de l’option d’achat plus le crédit de 1,00 $) à la hausse. Si, à l’échéance en septembre, Nortel clôture à tout prix entre le haut et le bas définis, la position devrait générer un gain. Évidemment, la fourchette de négociation sera réduite par le coût pour établir la transaction. En surface, cela semble être une stratégie excellente. Et théoriquement, elle a de bonnes chances de réussite. Même si en négociant des titres individuels, des événements propres à la société peuvent survenir, ce qui rend inutile la signification statistique de l’hypothèse de volatilité. Heureusement, dans le pire des cas, le risque à la hausse et à la baisse est limité par les ailes du condor de fer. À cause des risques propres à une société, plusieurs négociateurs d’écart condor préfèrent utiliser les options sur indice. Comme par définition, un indice élimine le risque propre à une société de l’équation, vous n’avez qu’à gérer le risque du marché. Ce qui peut aussi être problématique, mais les probabilités d’une anormalité statistique pour un indice sont moindres que pour un titre individuel. Avis de non-responsabilité Les opinions exprimées aux présents articles n’engagent que leur auteur et ne représentent aucunement l’opinion de Bourse de Montréal Inc. Les informations contenues aux présents articles, incluant les données financières et économiques, les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci, sont fournies à titre informatif seulement et ne doivent en aucun cas être interprétées dans toute juridiction comme étant un conseil ou une recommandation relativement à l'achat ou la vente d’instruments dérivés, de titres sous-jacents ou de tout autre instrument financier ou comme étant un avis de nature juridique, comptable, fiscal, financier ou de placement. Bourse de Montréal Inc. recommande que vous consultiez vos propres conseillers en fonction de vos besoins. 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