Dollar canadien : dépréciation en vue par rapport à la devise américaine

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La Banque du Canada a relevé son taux directeur de 50 points de base (pb) à 3,75 % lors de sa réunion d'octobre, une augmentation inférieure aux attentes du marché. La Banque du Canada a évoqué plusieurs raisons de ralentir la cadence : inflation globale plus faible que prévu, baisse des prévisions de prix des entreprises, stabilité des attentes en matière d'inflation à long terme (graphiques 1 et 2). Lors de sa prochaine réunion, en décembre, la Banque du Canada pourrait procéder à une hausse de 25 à 50 pb*, celle-ci ayant clairement indiqué que les futures hausses seraient limitées, le temps de constater le plein effet des hausses précédentes sur l'économie.

La prudence de la Banque du Canada quant aux futures augmentations repose entre autres sur l'endettement des ménages. Les Canadiens sont en effet beaucoup plus lourdement endettés que les Américains (graphique 2). Ainsi, puisqu'un taux directeur plus élevé se traduit par des versements hypothécaires plus élevés, les Canadiens réduiront sans doute leurs dépenses plus énergiquement. L'écart entre les deux pays en matière d'endettement des ménages permet de supposer que la Réserve fédérale (la Fed) haussera davantage son taux directeur que la Banque du Canada.

*Cet article a été écrit avant l'annonce, le 7 décembre, de la hausse des taux de 50 points de base par la Banque du Canada.

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